Revue de presse Private Equity — Semaine 44 (26 octobre – 1er novembre 2026)

1 novembre 2026
Par Gilles Mougenot — fondateur d’Argos, Senior Advisor chez Argos Fund, ancien Président de France Invest

Semaine 44 · 26 octobre–1er novembre 2026
Les sorties reprennent en valeur, mais la liquidité reste à démontrer : défense, carve-outs et santé redessinent les stratégies

L’essentiel de la semaine

Quatre tendances structurent cette édition : les données du troisième trimestre 2026 montrent un marché où les rachats se raréfient pendant que les sorties se rouvrent (section 1) ; les fonds américains de Buy Out traditionnels se déplacent vers la défense, jusque sur le terrain autrefois réservé au capital-risque, au prix d’un risque de valorisation que leurs propres dirigeants reconnaissent (section 2) ; les cessions d’activités de grands groupes (carve-outs) constituent l’une des rares sources de dossiers en croissance (section 3) ; et, faute de multiples de revente porteurs dans les secteurs régulés, les fonds réorientent leurs investissements en santé vers des services payés directement par le patient (section 4, sujet de rattrapage daté du 23 octobre). Ces éléments montrent que la reprise des sorties est réelle en valeur et que le capital se cherche de nouveaux terrains ; ils ne prouvent pas, à ce stade, que la reprise se traduit en distributions aux investisseurs, ni que les nouveaux segments éviteront les difficultés de sortie rencontrées ailleurs.

Repères vérifiés dans les rapports transmis. Selon l’aperçu du « Q3 2026 Global PE First Look » de PitchBook (données arrêtées au 30 septembre 2026), la valeur totale des transactions mondiales de Private Equity s’établit à 499,2 Md$ au troisième trimestre 2026 (estimations de PitchBook pour les opérations non encore déclarées comprises, soit 417,2 Md$ hors estimations), contre 463,0 Md$ au deuxième trimestre 2026 et 603,0 Md$ au troisième trimestre 2025 ; la valeur des sorties atteint 481,6 Md$ au troisième trimestre 2026 (450,9 Md$ hors estimations), contre 291,9 Md$ au deuxième trimestre 2026 et 293,7 Md$ au troisième trimestre 2025. Sur les neuf premiers mois de 2026, les sorties déclarées représentent 984,5 Md$ pour 2 202 opérations (1 057,5 Md$ et 3 101 opérations estimations comprises), contre 912,8 Md$ pour 3 093 opérations sur les neuf premiers mois de 2025 : la valeur des sorties progresse de 7,9 % hors estimations (15,9 % estimations comprises), tandis que leur nombre recule de 28,8 % hors estimations (+0,3 % estimations comprises). La valeur totale des transactions atteint 1 381,9 Md$ hors estimations (1 526,9 Md$ estimations comprises) sur les neuf premiers mois de 2026, contre 1 598,7 Md$ sur la même période de 2025, soit −13,6 % hors estimations (−4,5 % estimations comprises).


1 | Les rachats reculent, les sorties repartent : où sont les distributions ?

Le troisième trimestre 2026 combine des transactions en baisse et des sorties en hausse, sans que les distributions aux investisseurs en aient encore apporté la démonstration.

Ce que montre le troisième trimestre 2026. Selon PitchBook (données arrêtées au 30 septembre 2026), les transactions mondiales de Private Equity représentent 499,2 Md$ au troisième trimestre 2026, contre 603,0 Md$ un an plus tôt (−17 %), tandis que les sorties atteignent 481,6 Md$, contre 293,7 Md$ au troisième trimestre 2025 (+64 %). Ces deux chiffres incluent des estimations de PitchBook pour les opérations pas encore déclarées ; hors estimations, la baisse des transactions est de 31 % (417,2 Md$) et la hausse des sorties de 54 % (450,9 Md$). Le sens est le même dans les deux lectures : moins d’achats, davantage de ventes.

Ce que dit KPMG. Le « Pulse of Private Equity » mondial du troisième trimestre 2026 du cabinet d’audit et de conseil KPMG (rapport de 94 pages daté d’octobre 2026, annoncé par un communiqué du 22 octobre et relayé le 27 octobre par le site italien BeBeez) s’appuie sur les données de PitchBook arrêtées au 30 septembre 2026 et sur les opérations « annoncées », c’est-à-dire annoncées, en cours et conclues réunies (p. 3). Côté transactions, le nombre d’opérations sur douze mois glissants tombe à 20 362, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2021 (p. 11), alors que leur valeur reste à 2 213 Md$ (environ 2 400 Md$ le trimestre précédent, p. 15) ; la taille médiane d’un rachat (buyout) est de 101,7 M$ pour une moyenne de 725,5 M$ (p. 17), et KPMG décrit un investissement concentré sur un plus petit nombre d’opérations plus importantes (p. 2). Côté sorties, la valeur atteint 985,2 Md$ à la fin du troisième trimestre 2026, un rythme proche de celui de 2025 mais très inférieur au record de 1 700 Md$ de 2021, et elle repose sur un petit nombre d’opérations (environ 2 200, contre 4 184 sur l’ensemble de 2025). Sur douze mois glissants, la valeur des sorties (1 400 Md$) est la plus élevée depuis le premier trimestre 2022 et leur nombre (3 295) le plus bas depuis le premier trimestre 2021, alors que les encours sous gestion (environ 6 100 Md$ fin 2025, contre environ 4 000 Md$ fin 2020) et le stock de sociétés détenues par les fonds (environ 34 000 en 2026, contre environ 24 500 en 2020) sont à des niveaux records. En Europe-Moyen-Orient-Afrique, la valeur glissante des sorties (460,5 Md$) est la plus haute depuis dix-sept trimestres et leur nombre (1 434) le plus bas depuis vingt-deux trimestres (p. 61). Autrement dit, on vend moins d’actifs, mais de plus grande valeur.

Des sorties plus importantes ne se traduisent pas mécaniquement en capital rendu. Deux constats l’indiquent. D’une part, KPMG observe que la valeur des sorties repose sur un petit nombre d’opérations, que la pression des LP sur les fonds s’est accrue, quoique moins que prévu grâce aux véhicules de continuation et aux marchés secondaires (p. 12), et, aux États-Unis, que l’allongement des durées de détention a réduit les distributions aux LP, limitant leurs nouveaux engagements (p. 47). D’autre part, selon Morgan Stanley Capital Partners (septembre 2026, données PitchBook sur les seuls fonds de rachat américains, arrêtées au 31 décembre 2025), le fonds médian des millésimes 2006-2019 avait restitué 0,45x du capital versé à sa cinquième année et plus de 1,0x à la huitième, contre 0,27x pour les fonds de 2020 à leur cinquième année et 0,07x pour ceux de 2021 à leur quatrième, soit moins du tiers du rythme historique à stade comparable. Or la valeur mondiale des sorties s’établissait à 1 357,8 Md$ en 2025 (estimations comprises), contre 913,3 Md$ en 2024 (+49 %, source PitchBook) : la hausse de la valeur des sorties et la lenteur des distributions ont donc coexisté en 2025.

Un indice côté gestionnaires, à lire avec précaution. Lors de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, tenue le 22 octobre 2026 (retranscription publiée le 29 octobre par le site rallies.ai), Blackstone a indiqué anticiper « une augmentation significative des réalisations nettes au quatrième trimestre » ; cette déclaration porte sur l’ensemble des stratégies du gestionnaire américain (et non sur le seul Private Equity).

Sources : KPMG, « Pulse of Private Equity Q3’26 », octobre 2026, pp. 2, 3, 11, 12, 15, 17, 47 et 61 (rapport communiqué à la rédaction ; communiqué du 22 octobre 2026 ; chiffres comparés au classeur PitchBook ; relais BeBeez, 27 octobre 2026) ; PitchBook, « Q3 2026 Global PE First Look » (aperçu, données au 30 septembre 2026, rapport communiqué à la rédaction, onglet Global PE) ; Morgan Stanley Capital Partners, « A New Era for Middle Market Private Equity », septembre 2026 (document communiqué à la rédaction ; données PitchBook, États-Unis, au 31 décembre 2025 ; encadré « Display 2 », p. 2-3) ; Blackstone, retranscription de l’appel du 22 octobre 2026, publiée le 29 octobre (site agrégateur, texte intégral non contrôlé). Le chiffre KPMG et le classeur PitchBook procèdent de la même base : donnée propriétaire PitchBook, corroborée seulement sur les ordres de grandeur.

À approfondir : PE Research n°25 — Private Equity 2026 : reprise du marché ou changement de régime ?

2 | Défense : le Private Equity sur le terrain du capital-risque, et la question de la bulle

Certains gestionnaires de buyout financent désormais la croissance dans la défense ; les introductions en Bourse concentrent une large part de la valeur des sorties recensées.

Le contexte chiffré. Selon un article de la chaîne américaine CNBC daté du 26 octobre 2026 (repris le même jour par le site saoudien Maaal), qui s’appuie sur les données de PitchBook, les investissements de croissance du Private Equity atteignent 4 Md$ sur les neuf premiers mois de 2026, contre environ 500 M$ en 2024 ; le nombre de ces opérations passe de 15 en 2024 à 31 en 2025, puis 48 jusqu’en septembre 2026, et elles représentent 41 % de la valeur des opérations de Private Equity en 2026, contre 3 % en 2024. Jim Corridore, analyste du secteur industriel chez PitchBook, y voit un Private Equity qui « s’aventure sur un terrain autrefois réservé au capital-risque » et écarte l’idée d’un secteur en surchauffe, en invoquant la hausse des budgets, la consommation de munitions et l’arrivée des technologies de drones et de contre-drones. Côté capital-risque, un rapport d’octobre de Dealroom et Resilience Media chiffre à 27,1 Md$ les fonds levés par les jeunes sociétés des pays de l’OTAN et alliés jusqu’en septembre 2026, soit près du double du total attendu pour l’ensemble de 2025 (donnée de capital-risque, citée par CNBC). Une enquête du cabinet d’avocats White & Case auprès de 250 dirigeants d’entreprises britanniques de défense indique que 97 % d’entre eux s’attendent à rechercher d’importants financements externes dans les douze prochains mois.

Deux stratégies, un même secteur. Advent International, gestionnaire américain de Private Equity, a annoncé en mars 2026 un engagement pouvant atteindre 1 Md$ dans les technologies de défense de nouvelle génération (notamment Shield AI et Saronic, développeurs de systèmes autonomes) et en a déjà déployé environ les trois quarts, selon Shonnel Malani, associé gérant et responsable mondial aérospatial et défense. À l’inverse, Lionel Mestre, partner du gestionnaire français Weinberg Capital Partners, indique que sa société reste concentrée sur des entreprises de défense rentables, aux produits, clients et flux de trésorerie établis, que les valorisations des petits fournisseurs établis qu’elle vise n’ont pas augmenté de façon significative, et qu’il juge le marché des drones trop immature pour une stratégie de Buy Out classique ; il y voit des occasions de financer des capacités de production et de consolider une chaîne d’approvisionnement européenne fragmentée.

Précision de méthode et risques. Malani estime que les entreprises de technologies de défense sont de plus en plus valorisées sur leur potentiel technologique plutôt que sur leur chiffre d’affaires, leurs bénéfices ou leur carnet de commandes, juge « très important » le risque de bulle et indique qu’Advent a renoncé à plusieurs dossiers aux valorisations devenues « absurdes ». Sur les sorties, PitchBook recense depuis 2021, 504 opérations de Private Equity dans la défense pour 101 sorties, un rapport qui inclut les acquisitions complémentaires et ne mesure donc pas directement la part des investissements en attente de sortie ; les introductions en Bourse représentent 70 % de la valeur des sorties du secteur jusqu’en septembre 2026, ce qui expose les investisseurs aux conditions des marchés boursiers.

Ce que cela change. Le segment illustre le glissement de frontière entre Buy Out et capital-risque, mais ses propres acteurs divergent sur le prix et la maturité des actifs ; la mesure décisive sera la capacité des sorties, aujourd’hui majoritairement par introduction en Bourse, à matérialiser les valorisations d’entrée.

Sources : CNBC, article sur les investissements du Private Equity dans les technologies de défense et le risque de bulle, 26 octobre 2026 (article consulté ; titre original en anglais) ; Maaal, 26 octobre 2026 (reprise de l’article CNBC, non indépendante). Données chiffrées issues de PitchBook, relayées par CNBC : donnée propriétaire PitchBook, non corroborée par une source indépendante à ce stade ; les déclarations d’Advent et de Weinberg Capital Partners sont celles de dirigeants cités par CNBC.

À approfondir : PE Research n°6 — Comment le Private Equity peut aider l’Europe à atteindre un effort de défense à 5 % du PIB

3 | Les cessions d’activités de grands groupes : une source de dossiers qui résiste

Les carve-outs, cessions d’activités par des groupes, résistent mieux que d’autres segments du marché, selon les données rapportées.

Le contexte chiffré. Toujours selon KPMG (via BeBeez), les carve-outs de Private Equity dans le monde représentent 182,2 Md$ pour 1 254 opérations sur les neuf premiers mois de 2026, ce qui place 2026 sur la trajectoire de la deuxième meilleure année après 2021 ; sur douze mois glissants, la valeur s’établit à 247,7 Md$ (249,6 Md$ au trimestre précédent) et le nombre d’opérations à 1 751 (1 805 auparavant). Les carve-outs d’activités énergétiques atteignent un record de 56,6 Md$ sur les neuf premiers mois, et ceux de l’automobile leur plus haut niveau depuis cinq ans. L’Europe-MoyenOrient-Afrique domine en nombre (883 opérations, 92,7 Md$ glissants) et les Amériques en valeur (125,5 Md$). KPMG relève aussi (p. 7) que ces cessions portent de plus en plus sur des actifs sains qui ne cadrent plus avec la stratégie du groupe vendeur, et que, faute de sortie classique et sous la pression de restituer du capital aux LP (DPI), certains gestionnaires cèdent des unités ou des composantes d’actifs qu’ils peuvent monétiser tout en conservant le reste.

Une illustration. Le 30 octobre 2026, le gestionnaire d’actifs américain Stonepeak (spécialiste des infrastructures et du crédit) a finalisé l’acquisition des activités de financement de transports et de financement de fournisseurs (vendor finance) de la banque canadienne BMO et lancé à cette occasion la plateforme Longview Capital Solutions, BMO conservant une participation de 19,9 % (Alternatives Watch).

Sources : KPMG, « Pulse of Private Equity Q3’26 », octobre 2026, pp. 7 et 8 (rapport communiqué à la rédaction ; communiqué du 22 octobre 2026 ; données PitchBook sous-jacentes ; relais BeBeez) ; Alternatives Watch, 30 octobre 2026 (accès limité à un résumé).

À approfondir : PE Research — liste des analyses.

4 | Santé : le Private Equity américain quitte-t-il le modèle du remboursement ?

Éclairage complémentaire — article de PitchBook publié le 23 octobre 2026.

Le contexte chiffré. Dans un article publié le 23 octobre 2026 (Esther Luz, PitchBook News), les gestionnaires décrivent un déplacement des investissements en santé, des cabinets dentaires, ophtalmologiques ou de désintoxication, dont le chiffre d’affaires dépend des remboursements, vers des services payés directement par le patient (médecine esthétique, perte de poids, hormonothérapie, médecine de conciergerie, et « medspas », c’est-à-dire des établissements mêlant clinique médicale et centre de bien-être, avec notamment des injections et des soins au laser). Le déclencheur cité est la hausse du reste à charge : selon l’enquête annuelle de la fondation américaine KFF sur les prestations de santé des employeurs, publiée le 22 octobre 2026, la prime moyenne d’une assurance familiale souscrite par l’employeur atteint 28 303$ par an (+5 %) et la part payée par le salarié 7 471$ (+9 %, soit +621$ par rapport à 2025). Selon les données de PitchBook citées par l’article, les opérations de Private Equity sur les sociétés de gestion de cabinets de médecins ont reculé de 36 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au deuxième trimestre 2025 et sont attendues en baisse de 46 % sur l’ensemble de 2026 (donnée propriétaire PitchBook, non corroborée à ce stade).

Pourquoi le modèle précédent s’essouffle. T. J. Carella, responsable de la santé chez Warburg Pincus, décrit des consolidations « pour le seul fait de consolider » qui peinent en période de taux élevés ; Tommy Newton, principal chez Xite (courtier en cabinets médicaux et dentaires), chiffre l’arbitrage de multiples : une acquisition complémentaire (bolt-on) à 1 M$ d’EBITDA se vend environ huit fois l’EBITDA, un groupe dentaire (DSO) à 20 M$ d’EBITDA environ dix fois, soit « deux tours » d’écart seulement. Deux cas illustrent la phase de désendettement : EyeCare Partners, groupe soutenu par Partners Group, a annoncé le 28 septembre 2026 la cession de sa division optométrie, plus de 300 cabinets, à MyEyeDr. (communiqué de la société), « en partie pour réduire sa dette » selon PitchBook ; et BayMark Health Services, soutenu par Webster Equity Partners, a achevé en octobre une restructuration qui a transféré le contrôle à ses prêteurs (information PitchBook, non corroborée à ce stade).

Les nouveaux relais, et leurs risques. Jeremy Hirsch, de la banque Houlihan Lokey, compte 15 à 25 plateformes de medspas atteignant ou approchant 20 M$ d’EBITDA et estime qu’une plateforme de qualité peut être valorisée 14 à 15 fois l’EBITDA pro forma ; il anticipe que 2027 et 2028 seront parmi les meilleures années du secteur. L’article rapporte aussi des échecs : GVO Partners (sept medspas dans les Carolines et en Floride) a déposé le bilan sous le chapitre 11 en juin et s’est trouvé sans trésorerie cinq semaines plus tard ; Ideal Image, soutenue par L Catterton, a fermé son siège de Tampa et supprimé 255 emplois en cédant ses cliniques dans une procédure de détresse ; le processus de vente de LaserAway (Ares Management et Seidler Equity Partners), qui aurait pu valoriser la chaîne à plus de 2 Md$ selon Reuters en juin, n’est plus actif. Sur le plan réglementaire, la Food and Drug Administration américaine a adressé des lettres d’avertissement à 30 sociétés de télésanté en mars puis à 25 autres en juin à propos de la promotion de versions composées de médicaments GLP-1, et la fin de la pénurie des marques (début 2025) puis de l’exemption autorisant ces copies ont comprimé les marges des medspas.

Ce que cela change. Ces cliniques à paiement direct n’ont pas encore subi l’épreuve de la revente ; Tommy Newton rappelle que la consolidation dentaire a quinze à vingt ans d’âge contre trois ou quatre pour les medspas, et que ces sociétés « paraissent excellentes tant qu’elles acquièrent ». Aucune sortie significative de ce segment n’est citée dans l’article. Un autre obstacle tient à la taille : selon Tom Flynn (SV Health Investors), un groupe affichant 100 M$ d’EBITDA peut être trop petit pour une IPO et trop important pour qu’une nouvelle recapitalisation par un fonds de Private Equity soit aisée, le montant à financer étant trop élevé. Dans les medspas, la véritable épreuve sera la croissance organique à périmètre constant, la fidélisation des praticiens et le coût d’acquisition des patients, plutôt que la seule addition de cabinets.

Sources : PitchBook News, « PE goes out of network in healthcare for some cash injection » (titre d’après l’URL), Esther Luz, 23 octobre 2026 (article consulté) ; KFF, Employer Health Benefits Survey 2026, communiqué du 22 octobre 2026 (corroboration des chiffres de primes) ; Business Wire, EyeCare Partners Announces Sale of Optometry Business, 28 septembre 2026 (corroboration de la cession ; prix et motifs non vérifiés). Les données de valorisation des medspas et les multiples dentaires sont des estimations d’intervenants interrogés par PitchBook, non des moyennes de marché auditées. Les informations sur BayMark, GVO, Ideal Image, LaserAway et les lettres FDA sont rapportées par PitchBook ; Reuters est cité pour LaserAway.

À approfondir : PE Research n°8 — Le Private Equity américain sous le feu des critiques

Contribuer à ce débat

Vous partagez cette analyse ? Vous la contestez ? PE Research accueille les contributions argumentées, y compris contradictoires. Les contributions retenues sont publiées signées, avec le nom et la fonction de leur auteur, à la suite du débat. Vos coordonnées ne servent qu’à traiter votre contribution.

Contribute to this viewpoint

Do you share this analysis? Do you disagree? PE Research welcomes reasoned contributions, including dissenting ones. Selected contributions are published as a follow-up to the viewpoint, signed with the author’s name and position. Your details are used only to handle your contribution.

Gilles Mougenot — fondateur d’Argos, Senior Advisor chez Argos Fund, ancien Président de France Invest, auteur de Tout savoir sur le Capital Investissement.

Être prévenu des prochaines analyses

Un message court à chaque nouvelle analyse : le titre, l’essentiel, le lien pour la lire. Ni newsletter, ni texte intégral.

PE ResearchLa revue de presse hebdomadaire du Private Equity

Recevez par e-mail l’édition hebdomadaire de PE Research — l’essentiel du Private Equity, sans le bruit.

À lire aussi